Pourquoi l’uberisation du service à la personne ?

Ou pourquoi les Gooders sont des travailleurs indépendants ?

Les plateformes de ré-intermédiation comme MyGooder s’appuient sur un modèle économique de mise en relation entre des travailleurs indépendants et leurs clients particuliers. Ce modèle est communément appelé « Uberisation » dans les médias, et est parfois associé à une précarisation de métiers traditionnellement salariés. Pourtant, ce modèle économique possède de nombreux avantages pour les clients et les professionnels, notamment dans les métiers de service, au prix d’un peu plus de risque pour les entrepreneurs individuels. Voici les raisons qui nous ont amenées à utiliser ce modèle.

Notre ambition : moderniser les métiers du service à la personne

Nous avons créé MyGooder pour résoudre les problèmes que rencontre le secteur de l’aide à domicile en France :

  • Les clients sont réticents à devenir des particuliers employeurs et à en supporter la charge administrative.
  • Les salariés du secteur sont bien souvent mal rémunérés alors qu’ils effectuent un métier utile et de valeur pour leurs clients.
  • Les agences peinent à retenir leurs salariés car les conditions de travail sont pénibles : emplois du temps morcelés, temps de trajet importants, et bien souvent une solitude des professionnels (c’est difficile de croiser des collègues quand on travaille chacun chez un client différent).
  • Les métiers sont souvent monotâches : soit on est aide-ménagère, soit on est baby-sitter, etc, ce qui rend les journées monotones et peut créer de la lassitude.

Et pourtant, on manque de bras dans le service à la personne ! De nombreux clients souhaitent bénéficier d’une aide pour leur simplifier la vie, que ce soit dans l’entretien de leur domicile ou pour la garde de leurs enfants, l’entretien de leur plantes et la garde de leurs animaux de compagnie.

Une des premières formes de reconnaissance pour les personnes qui travaillent dans ce secteur, c’est de leur permettre d’obtenir de meilleures rémunérations et de meilleures conditions de travail. Et même si cela n’est pas la seule clé de l’épanouissement professionnel, cela y contribue grandement ! Et c’est pour cette raison que de nombreux travailleurs deviennent indépendants et abandonnent un peu de sécurité au profit d’une augmentation de leurs gains qui peut aller jusqu’à 50 %.

Un homme tient une liasse de billets dans sa main.

Une relation gagnant-gagnant

Quand un professionnel est bien au travail, l’impact est énorme, surtout pour les clients ! Les métiers de services reposent avant tout sur la relation humaine qui s’instaure entre le client et le prestataire.

Car la première question que nos clients se posent avant de faire appel à un prestataire de service à la personne, c’est « est-ce que je suis prêt(e) à lui confier les clés de ma maison ou la garde de mes enfants ? » Et il est beaucoup plus facile de construire une relation de confiance quand les deux parties ont envie de travailler ensemble et retirent de cette relation des bénéfices mutuels, humains comme économiques.

Certes nos clients ne sont pas captifs, ils peuvent mettre fin au contrat qui les lie aux professionnels très rapidement, et sans frais. Mais pouvoir faire confiance est plus souvent gage de longévité dans une relation qu’une captivité engendrée par un contrat de travail, souvent trop lourd pour les particuliers.

Une femme heureuse et souriante.

On va en gêner quelques uns avec notre « uberisation »

Alors cela bouscule les habitudes du secteur, puisque les métiers du service à domicile ont peu évolué ces dernières décennies ! Et c’est souvent quand on vient taquiner un ordre établi que les réticences apparaissent, et que les détracteurs commencent à agiter le mot « uberisation » comme un épouvantail.

Peut-on dire que l’on précarise un métier quand on y augmente fortement la rémunération et que l’on permet à ses professionnels d’adapter leurs temps de déplacement et leurs horaires de travail à leurs autres contraintes ? Et puis, ne peut-on pas tout simplement choisir d’exercer plusieurs métiers, ou d’obtenir un complément de revenu tout en rendant service ?

L’autre élément qui permet aux plateformes de proposer ce modèle bénéfique tant pour les professionnels que pour les clients (un prix moins élevé pour les uns, un bénéfice plus important pour les autres), c’est la technologie.

On est aujourd’hui capable d’automatiser bon nombre de tâches administratives et logistiques qui avant représentaient des coûts très importants en argent pour les agences, et en temps pour les particuliers. On diminue ainsi le coût de l’intermédiation entre le client et l’intervenant. Et ce gain, les plateformes sont en capacité d’en faire bénéficier l’ensemble de leurs utilisateurs. Ainsi les clients paient moins cher leurs prestations de service à domicile et les professionnels du secteur perçoivent une rémunération horaire plus élevée.

Un homme en skateboard évoque la liberté.

Alors, qu’a-t-on à perdre avec ces modèles d’uberisation ?

Si le modèle de réintermédiation possède de nombreux avantages, il faut rester transparent également sur ce qu’il n’offre pas :

  • On ne peut pas parler de sécurité de l’emploi comme le permet le contrat de travail : les contrats peuvent se terminer beaucoup plus rapidement que dans le cas d’un emploi salarié, et il s’agit d’être soi-même dans une démarche proactive vis à vis des clients, même si ceux-ci sont apportés par les plateformes : la qualité de service et le savoir-être restent déterminants pour remplir son carnet de commande et conserver ses clients.
  • Il faut être autonome et organisé : être à son compte, c’est rendre soi-même des comptes. Et faire ses comptes ! Les échéances et les déclarations auprès des services de l’Etat doivent être respectées pour conserver de la visibilité et la santé financière de son activité. Même si des plateforme comme MyGooder apportent un appui administratif conséquent à ses professionnels, ils n’en demeurent pas moins responsables de leurs déclarations auprès de l’URSSAF ou du Trésor Public.
  • Et surtout, il ne faut pas avoir peur du changement et de la diversité. Les missions et les clients ne manquent pas, il faut savoir apprendre en permanence pour suivre les évolutions du marché !

Toujours pas convaincus par cette nouvelle manière de travailler et de consommer ? Le meilleur moyen de se faire un avis est d’essayer, puisque vous n’êtes pas engagés !

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